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Page:Sand - Évenor et Leucippe, Garnier, 1856, tome 1.djvu/298

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se mit à chercher l’inconnu en lui-même. Que lui manquait-il donc, qu’il était quelquefois triste, confus et comme seul entre Téleïa et Leucippe ? Il savait, comme elles, le nom de toutes les choses visibles, mais il sentait qu’elles pouvaient échanger des témoignages d’affection plus élevés et plus pénétrants que les baisers et les étreintes de l’amour filial et maternel. Elles savaient se dire leur mutuelle tendresse ; et lui, il n’avait que les caresses pour exprimer son sentiment. Les oiseaux que Leucippe apprivoisait en savaient donc autant que lui. S’ils avaient un autre