Ouvrir le menu principal

Page:Sand - Évenor et Leucippe, Garnier, 1856, tome 1.djvu/276

Cette page a été validée par deux contributeurs.


avec fureur contre des masses de rochers jetées çà et là comme des ruines gigantesques, qui frappaient Évenor d’une muette stupeur. Des collines de l’Éden, il avait aperçu la mer, mais séparée de la vallée par un vaste massif de rochers qui protégeait sa pensée et qui éloignait de sa vue et de son audition le mouvement et le bruit du formidable élément. Dans les jours d’orage, il avait confondu sa voix avec celle du tonnerre ; dans les jours paisibles, son murmure s’était perdu avec celui des cascades de la montagne. Vue et entendue de près, la mer lui semblait bru-