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Page:Sand - Évenor et Leucippe, Garnier, 1856, tome 1.djvu/265

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croyance qui, sous diverses formes, s’est répandue comme une céleste lueur sur toutes les religions naissantes de notre antiquité historique, elle pensait avoir retrouvé dans Évenor et Leucippe les âmes des deux enfants qu’elle avait tant pleurés. Mais cette consolation n’était pas sans mélange de douleur. Elle craignait que le rôle de l’humanité nouvelle ne fût une déchéance, et, tourmentée d’un doute secret, elle contemplait ces deux êtres tour à tour avec admiration et pitié, s’effrayant de leur ignorance naturelle à certains