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Page:Sand - Évenor et Leucippe, Garnier, 1856, tome 1.djvu/26

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La cendre et la fange, toutes les substances en dissolution, longtemps agitées et promenées dans les flots troubles, se précipitent ou adhèrent. La végétation s’éveille, d’abord muette et mystérieuse au sein des mers, seul réceptacle assez refroidi pour la favoriser, insensiblement épanouie à la surface de la terre.

Au règne des plantes aquatiques, « des lichens, des mousses, des fucoïdes et des autres végétaux des prairies de l’Océan, » succède le règne des fougères « et de toutes les fastueuses arborescences » que brise aujourd’hui la pioche du mineur.