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Page:Sand - Évenor et Leucippe, Garnier, 1856, tome 1.djvu/249

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blable à toi, et ne vois-tu pas que ses yeux veulent répondre aux tiens ? »

Leucippe, comme absorbée dans un de ces problèmes dont l’enfance ne sait pas révéler la profondeur, prit doucement la main d’Évenor et regarda le sang dont elle était tachée. La dive, qui suivait ses mouvements d’un œil jaloux, soupira et lui dit : « Cet enfant est seul sur la terre, je le vois bien. Veux-tu l’avoir pour ton frère ? » Leucippe garda encore le silence et resta pensive à regarder Évenor qui bondissait au-