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Page:Sand - Évenor et Leucippe, Garnier, 1856, tome 1.djvu/245

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on l’eût plutôt pris pour quelque noble animal ressemblant à l’homme, mais incapable de soigner et de préserver son corps et indifférent à la souffrance. Pourtant, lorsque cette femme vit son regard suppliant, son agitation et ses pleurs, elle approcha de lui sans crainte, écarta ses cheveux, regarda son front, et, saisie de compassion, lui dit : « D’où viens-tu, fils des prairies, et que peux-tu demander aux dives du rocher ? Les hommes abandonnent-ils donc leurs enfants, ou les chassent-ils de leurs demeures ? Ou bien es-tu né seul sur le sein nu de la terre, comme on croit que vous pouvez naître ? Réponds-