Ouvrir le menu principal

Page:Sand - Évenor et Leucippe, Garnier, 1856, tome 1.djvu/240

Cette page a été validée par deux contributeurs.


de se soustraire d’un bond à l’engourdissement de ses facultés. Un combat inexprimable se livrait dans son sein entre l’habitude de l’apathie et le besoin de reprendre possession de lui-même. C’est ainsi qu’au milieu d’un lourd sommeil, surpris par quelque événement, nous flottons entre l’accablement et l’émotion, accablés et comme ivres.

Les voix se rapprochaient, et celle de l’enfant, toute féminine et toute naïve, sembla s’envoler vers le ciel en un rire brillant comme un rayon de lumière. La voix humaine, le rire de l’enfance, c’était