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Page:Sand - Évenor et Leucippe, Garnier, 1856, tome 1.djvu/238

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mandant à l’ouïe et à la respiration ce que l’épaisseur du buisson dérobait au témoignage de la vue.

Le bruit des chutes d’eaux voisines était faible, et le chant des oiseaux se taisant par intervalles, Évenor était comme enchaîné par d’autres voix d’une nature indéfinissable. C’étaient des voix humaines, d’abord confuses et enfin distinctes. Et il y en avait deux qui s’appelaient et se répondaient : l’une était comme celle d’une femme, et pourtant elle avait un timbre particulier qui résonnait à l’oreille