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Page:Sand - Évenor et Leucippe, Garnier, 1856, tome 1.djvu/222

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Le ciel et la terre devaient donc grandir en beauté et en force, et son regard sauvage resta doux et fier comme la nature, qu’il reflétait. Il se fit même en lui une nature organique supérieure, à certains égards, à celle qu’une vie d’assistance et de relations lui eût permis d’acquérir. Sa vue devint plus perçante, son ouïe plus fine, ses membres plus agiles, son sommeil plus léger, sa respiration plus longue et son estomac moins exigeant. N’étant plus excité par l’exemple attrayant de la vie en commun, il ne connut plus les plaisirs de l’appétit, les saveurs du goût, les jouissances variées du repos et de l’anima-