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Page:Sand - Évenor et Leucippe, Garnier, 1856, tome 1.djvu/216

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ciel serein, et sans interrompre au delà de quelques instants le chant du rossignol. Une brusque oscillation avait couru comme un frisson sur le sein fleuri de l’Éden sans y déraciner un brin d’herbe ; mais, dans la région des hautes montagnes, un défaut d’équilibre avait détaché une masse énorme qui était venue tomber précisément à l’entrée du défilé, entraînant avec elle un torrent arraché de son lit et mugissant avec fureur sur cette ruine gigantesque.

L’enfant fut frappé de cet accident, qui portait la trace d’un désordre récent ; la