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Page:Sand - Évenor et Leucippe, Garnier, 1856, tome 1.djvu/213

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nor ; il dormit d’un sommeil agité, en proie à une langueur inquiète, à des étouffements subits, à des songes sans suite ni sens. Au milieu de la nuit, il lui sembla qu’une main puissante pressait son front et qu’un genou terrible écrasait sa poitrine. Il s’éveilla et regarda autour de lui. Il était seul, tout était calme. Il ne savait ce que c’était que la maladie ; il ne supposa donc pas que ces sensations pussent émaner de lui-même ; il se crut tourmenté par ces forces et ces volontés mystérieuses de la nature extérieure dont il avait entendu vaguement parler. « J’ai pénétré, se dit-il, dans le monde de ceux qui avaient la