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Page:Sand - Évenor et Leucippe, Garnier, 1856, tome 1.djvu/21

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surface, il a fait corps avec lui ; il y a versé des torrents de flammes, il y a promené ses torches fumantes et soufflé ses gaz méphitiques. Soufre et bitume, foudres et brasiers, amalgame ou liquéfaction de métaux, tonnerres effroyables, essor de nuées ténébreuses chassées au loin par les flammes dévorantes, effervescence sans frein du principe chimique, voilà ce qu’attestent les vestiges de ce premier âge de la terre.

Était-ce donc là la vie ? C’était la vitalité minérale, la création de la charpente osseuse d’un monde destiné à appeler la vie