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Page:Sand - Évenor et Leucippe, Garnier, 1856, tome 1.djvu/207

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vrement de la puberté, la douleur de l’âge mûr et l’espoir de la vieillesse.

Il marcha jusqu’au lac, sans autre impression que celle qu’il recevait des choses immédiatement environnantes, ne regardant plus l’éclat du ciel et l’opale prestigieuse des hautes montagnes. Il était comme noyé dans le charme de leurs doux reflets sur la verdure que foulaient à peine ses pieds allégés. Les épais feuillages que fendait sa course le caressaient de rosée, et il brisait les jeunes rameaux qui se trouvaient à la portée de ses mains, cédant à cet instinct de l’enfance qui veut toucher,