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Page:Sand - Évenor et Leucippe, Garnier, 1856, tome 1.djvu/204

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titudes moyennes se suspendaient en festons d’une grâce inouïe, ou flottaient en vastes rideaux d’une fraîcheur incomparable. La vie était là plus désordonnée, mais plus puissante encore que dans le reste du paysage. Des bruyères arborescentes étendaient leurs branches couvertes de ces mignonnes petites coupes d’un blanc si doux qu’on peut prendre les pâles rameaux qu’elles inondent pour des flocons de brume endormis sur la croupe des bois sombres.

Enfin, au-dessus de cette région de crevasses humides et plantureuses, de tor-