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Page:Sand - Évenor et Leucippe, Garnier, 1856, tome 1.djvu/200

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embaumées croissaient les iris au cœur jaune entouré de trois langues d’un noir velouté, mêlées aux iris blanches, plus pures et plus suaves que les lis ; les glaïeuls roses, les jacinthes bleues, les blancs narcisses, les orchydées splendides, les anémones de toutes couleurs, les résédas, les cyclamens et les violettes embaumées couvraient littéralement la terre d’un tapis où le pied des biches et des buffles qui allaient boire aux eaux du lac avaient tracé d’étroits et capricieux sentiers. Autour de ce lac et de ce parterre naturel, rehaussé çà et là de buissons de myrtes et de lauriers fleuris, le terrain se relevait douce-