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Page:Sand - Évenor et Leucippe, Garnier, 1856, tome 1.djvu/191

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habité par les hommes, un lieu d’une beauté inénarrable, mais que l’enfant ne comprit pas tout de suite, absorbé qu’il était par l’étonnement de s’y trouver sans pouvoir se rappeler de quelle manière et par quels chemins il y était venu.

Sans doute, il n’y avait là aucun prodige. Il avait marché dans un état d’ivresse en croyant dormir, ou quelque bras secourable l’avait arraché à une mort certaine. Mais que pouvait-il chercher à s’expliquer ? Il était seul dans un vaste désert, et il ignorait la funeste influence du parfum de certaines plantes.