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Page:Sand - Évenor et Leucippe, Garnier, 1856, tome 1.djvu/190

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coulait furtif et mystérieux sous d’énormes touffes de datura au parfum délicieux et terrible. Des songes étranges furent suivis d’une langueur mortelle. Évenor, éveillé par la souffrance, voulut se relever et retomba accablé. La nuit avait étendu ses voiles, l’obscurité était effrayante.

Quand il s’éveilla au retour de l’aube, sa tête était encore si pesante qu’il ne se rendit compte de rien. Peu à peu ses yeux perçurent les objets environnants, sans que sa mémoire pût lui expliquer leur présence. C’étaient des choses inconnues, un pays qui ne ressemblait pas au plateau