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Page:Sand - Évenor et Leucippe, Garnier, 1856, tome 1.djvu/165

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rents parlaient bien peu. Ils ne savaient pas tous les mots que l’on a inventés depuis, et ils ne se souvenaient pas de tout ce qu’ils avaient vu. Ce que leurs parents avaient pu leur dire, ils ne pouvaient pas le raconter. Ils croyaient même n’avoir pas eu de parents, ce qui est une chose difficile à croire. Pour moi, je pense qu’ils les avaient perdus ou quittés si jeunes qu’ils ne s’en souvenaient pas, et qu’ils étaient venus ensuite tout seuls du bout de la terre qui est l’eau, jusqu’ici où est, comme l’on croit, le milieu de toute la terre.

Ce que je sais, poursuivit le vieillard,