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Page:Sand - Évenor et Leucippe, Garnier, 1856, tome 1.djvu/149

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pare point et n’a que faire d’analyser. L’homme, plus difficile, parce qu’il est plus exquis, n’est pas entièrement réjoui par des causes purement physiques. Dès qu’il se développe, et c’est là son premier éveil à la vie divine, il lui faut plus que du bien-être et du plaisir dans la nature : il lui faut de l’enthousiasme et de l’amour pour la nature.

La race humaine n’en était pas encore là. Elle jouissait doucement des bienfaits de la création ; mais son horizon borné et la monotonie de ses habitudes ne s’éclairaient pas d’un rayon supérieur. Elle n’était