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Page:Sand - Évenor et Leucippe, Garnier, 1856, tome 1.djvu/146

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faible ici-bas, s’y fût trouvé immédiatement environné de fléaux considérables, de chances de famine, de froid intense et de bêtes féroces, ce serait un grand hasard qu’il eût pu survivre à tant de causes de destruction, surtout s’il était imbécile au point de ne pas connaître le moi et le non-moi, c’est-à-dire de ne pas se distinguer du précipice qui engloutit, du fleuve qui noie et du tigre qui dévore. Pour qu’il ait pu vivre et couvrir la terre de sa race, il faut absolument qu’il soit né intelligent et que son berceau ait été placé dans des contrées douces, aplanies, protégées contre les rigueurs des saisons par des cir-