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Page:Sand - Évenor et Leucippe, Garnier, 1856, tome 1.djvu/134

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des tribus sauvages pendent le leur à une branche d’arbre, dans une corbeille de joncs, le matin, pour aller à la chasse, sauf à le trouver mort de faim ou dévoré, le soir, quand elles reviennent, croyons alors que ces sauvages-là sont traqués par la misère ou dégradés par l’isolement au point de ne plus pouvoir vivre dans ce qu’on appelle l’état de nature.

L’état de nature, nous ne craignons donc pas de le réhabiliter. Vouloir y retourner serait criminel et insensé : ce serait trangresser la loi divine, qui ne nous y a placés que pour apprendre à en sortir