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Page:Sand - Évenor et Leucippe, Garnier, 1856, tome 1.djvu/111

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été fort brillant au moral comme au physique, et que ces minéraux, qui sont peut-être en partie le résidu calciné des dépouilles et des monuments des générations évanouies, aient été les organes et les effets d’une vie splendide, donnée en récompense à des âmes heureuses. Si le soleil est un monde en fusion, cette terrible idée d’une éternelle combustion nous a-t-elle empêchés d’y élancer nos désirs et nos rêves ? Les anciennes théogonies n’en ont-elles pas fait le séjour de légions séraphiques, et Milton n’y a-t-il pas placé un ange fidèle et resplendissant, chargé d’entretenir la fournaise céleste ?