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Page:Sand - Évenor et Leucippe, Garnier, 1856, tome 1.djvu/106

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prits[1] ; ils leur supposèrent une vie organique, corporelle, et par conséquent des passions. Leur imagination se prêta donc à une supposition que la raison moderne, éclairée par le progrès des sciences, ne peut pas rejeter : c’est que les diverses combi-

  1. Le mythe des Hébreux que nous avons soudé au christianisme, ne fait pas non plus de ses géants, enfants de Dieu, des essences éthérées, puisqu’il les unit aux filles des hommes. Nous ne faisons cette remarque que pour les personnes qui prennent le mot de géant à la lettre dans les livres sacrés. Il est fort contestable que ce mot ait le sens matériel qu’on lui a longtemps attribué. L’apparition de ces géants dans la Bible est postérieure à la création de l’homme ; elle arrive, par voie de génération, entre l’ange et la femme ; elle constitue une légende tout à fait en dehors de notre sujet.