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Page:Sand - Évenor et Leucippe, Garnier, 1856, tome 1.djvu/100

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Dans toutes les théogonies, cette race, ou plutôt ces races, car on en supposait plusieurs successivement créées et disparues, ont laissé l’impression d’une puissance terrible, surnaturelle, finissant dans la rage des combats, sous l’implacable main, non des faibles mortels, mais des dieux vengeurs. Selon les poëtes antiques, qui tous furent des théologues, ces races étaient nées de divers éléments. Les unes étaient filles du feu, les autres de l’air, etc. Il était de la nature de l’imagination humaine, toujours si logique dans ses aberrations et si pénétrante dans son ignorance, de reconstruire un monde intellec-