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1682

898. — DE MADAME DE SÉVIGNÉ AU COMTE DE BUSSY RABUTIN.

Le même jour que j’écrivis ce billet, Mme de Sévigné me fit cette réponse

À Paris, ce 14e août 1682.

Vous avez très-bien fait d’ouvrir le paquet de notre cousine allemande. J’aime[1] le sens de sa lettre ; mais n’admirez-vous pas avec quel style notre cousin sait charmer les princesses ? il faut qu’il ait quelque autre savoir-faire ; quoi qu’il en soit, j’aime son étoile.



1681

899. — DU COMTE DE BUSSY RABUTIN À MADAME DE SÉVIGNÉ.

Deux mois après, j’écrivis ce billet à Mme de Sévigné, en arrivant de Paris à Bussy.

À Bussy, ce 12e octobre 1682[2].

Nous voici revenus à nos dieux pénates, Madame, qui ne nous garderont pas longtemps, car nous serons à Paris à la fin de novembre, et je pense que nous vous y retrouverons. Je ne vous dis pas à quoi nous nous occupons ici : c’est à peu près aux mêmes choses à quoi vous vous occupez à Bourbilly quand vous y êtes[3]. Chacun de nous a son la Maison.

  1. Lettre 898. — 1. Après j’aime, le manuscrit de la Bibliothèque impériale ajoute : « comme vous dites. »
  2. Lettre 899. — 1. Dans le manuscrit de la Bibliothèque impériale, cette lettre est datée du 10 octobre, et commence ainsi : « Nous voici retournés à nos dieux pénates, etc. »
  3. 2. « À quoi vous vous occupiez à Bourbilly, quand vous y étiez. » (Manuscrit de la Bibliothèque impériale.) Dans ce même manuscrit à Bourbilly a été remplacé par chez vous, d’une autre main que celle de Bussy.