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et les trois batailles du règne de Clovis à retenir sont Soissons, Tolbiac et Poitiers — en se souvenant aussi que celle-ci fut la première des trois grandes batailles de Poitiers ; — comment ce pays de Poitiers arriva-t-il à avoir une telle importance comme champ de bataille, nous le découvrirons après si nous le pouvons. De la reine Clotilde et de sa fuite de Bourgogne pour retrouver son amant frank, nous apprendrons davantage dans le chapitre suivant ; l’histoire du vase de Soissons est donnée dans l’Histoire de France illustrée, mais nous la reporterons aussi avec tels commentaires dont elle a besoin au chapitre suivant ; car je veux que l’esprit du lecteur, à la fin de ce premier chapitre, soit fixé sur deux descriptions du Frank moderne (en prenant ce mot dans son sens sarrasin) comme distinct du Sarrasin moderne. La première description est du colonel Butler, entièrement vraie et admirable sans réserve, excepté l’extension (qu’elle semble impliquer) de ce contraste à l’ancien temps, car l’âme saxonne sous Alfred, l’âme teutonne sous Charlemagne, l’âme franque sous saint Louis, étaient tout aussi religieuses que celles d’aucun Asiatique, quoique plus pratique ; c’est seulement la tourbe moderne occidentale de mécréants sans rois qui s’est abaissée par le jeu, l’escroquerie, la construction des machines, et la gloutonnerie jusqu’à comprendre les plus méprisables rustres qui aient jamais foulé la terre avec les carcasses qu’elle leur a prêtées.

35. « Des traits du caractère anglais mis en lumière par l’extension de la domination anglaise en Asie, il n’en est pas de plus remarquable que le contraste entre la tendance religieuse de la pensée orientale et l’absence innée de religion dans l’esprit anglo-saxon.