Page:Roy - Projet réalisable en six mois d’un état espérantiste indépendant, 1908.pdf/16

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.

mandées à leur science ; touristes, ils vont plus fréquemment d’une nation à l’autre puisqu’ils savent à qui parler. En un mot, le rapprochement nécessaire des hommes est plus rapide et plus fraternel. Dites-moi que j’exagère et je vous répondrai merci, merci d’avouer que le fond de mon raisonnement est juste.

Conditions requises pour l’exécution de la tâche.

Comment organiser cette ligue internationale d’adeptes de l’action qui, secondant les adeptes de la connaissance pure, permettra à des hommes d’effectuer à travers les frontières, sinon avec amour du moins avec plus de douceur, la rapprochement exigé par l’évolution moderne ?

J’en vais indiquer les moyens a priori, c’est-à-dire tels que la logique les demande, sans me soucier de la réalité.

Cette nouvelle hanse, à la faveur de laquelle pourrait se développer davantage la civilisation, (un florissant commerce de marchandises est indispensable à un florissant commerce d’idées), requerrait d’abord un siège international puisqu’elle est internationale.

En second lieu, il faudrait que ce siège fût près d’une grande route de voyageurs de commerce internationaux puisqu’il doit être leur permanent rendez-vous.

Troisièmement, il faudrait, pour qu’il pût mieux jouer son rôle entre les États, qu’il fût lui-même un État et de préférence un État neutre. De cette manière, la hanse se trouverait essentiellement en relation avec les États, auprès desquels sa neutralité lui vaudrait un crédit spécial ; de plus, elle aurait essentiellement l’indépendance d’allure nécessaire à son action, et par dessus