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Page:Rousseau - Fragments inédits éd. Jansen 1882.djvu/85

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Suite et fin i

CONFESSIONS

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disposer qu’après l’avoir lu tout

entier. Songez que cette grâce

que vous demande i brisé de douleur, est un devoir d’équité que le ciel vous impose, {Oeuvres compl. ib. IX. 31’

318.)

pièce de compardson pour
l’étude des hommes qui cer-

tainement est encore à commen- et de ne pas ôter à l’honneur de ma mémoire le . seul monument sûr de mon , caractère qui n’ait pas été dé- figuré par mes ennemis. Enfin, fussiez vous-même un de ces ennemis implacables, cessez de l’être envers nia cendre , et ne portez pas cette cruelle injustice jusqu’au temps où ni vous, ni moi, ne vivrons plus; afin que vous puissiez vous rendre au moins une fois le noble témoignage d’avoir été généraux et bon, quand vous pouviez être mal- faisant et vindicatif; si tant est que le mal qui s’adresse à un homme qui n’en a jamais fait ou voulu faire, puisse porter le nom de vengeance. « (Félix BovET, ibid. p. 4 et 5.) Le lecteur remarquera dès l’abord que l’avertissement des Cc»- /«j/(j«j fut écrit peu de temps après celui des Zï/fl^(7^« et qu’il appar- tient à l’époque où, ayant échoué dans son projet de déposer les Dialogues dans l’église de Notre-Dame, l’auteur revint à l’idée de confier ses manuscrits à ses semblables. Si Rousseau avait mis le 24 février 1776, sur l’enveloppe de ses Dialogues une «suscription* intitulée Dépôt remis à la Providence, il a écrit dépuis quelque chose de semblable sur une page des Confessions, mais cette note est restée à l’étal de fragment. Comparons encore quelques passages de ces notes:

Dialogues. (Ibid. p. 307.)

"Protecteur des opprimés. Dieu

de justice , . . . .

je n’attends plus des hommes aigris par leur propre injustice qu’affronts, mensonges et trahi- sons. Providence étemelle . . . daigne prendre mon dépôt sous ta garde, et le faire tomber en des mains jeunes et fidèles, qui le transmettent exempt de fraude

(Félix Bovet, ibid. p. 15.)

iCes cahiers,

suffisent pour mettre tout ami de ta vérité sur la trace, et lui donner les moyens de s’en assurer par ses propres informa- tions. Malheureusement il me parait difficile et même im- possible qu’ils échappent à la vigilance de mes ennemis. S’ils tombent entre les mains d’un honnête homme«