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Page:Rousseau - Fragments inédits éd. Jansen 1882.djvu/69

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Brouillons et esquisses 59

Nous les avons déjà cités. Ce sont: »La persécution m’a élevé l’âme etc.*: et ïTout lecteur sentira etc.» {137}

Le beau jfragmeot biographique* dans Streckeisen-Moultou, qui ne sait «déterminer d’une manière certaine le travail auquel il peut se rapporter», contient une relation sur les années 1752 — 1754 et fut écrit entre 1764 et 1767, Car l’auteur y dit: ^questions . . . que j’aurai occasion d’examiner dans mon Dictionnairt de musique". Or nous savons que la publi- cation de cet ouvrage fut décidée en 1764 et qu’il a paru en

767. (138)

Parmi les * Pensées détachées <. que donne Streckeisën- MouLTOu , les suivantes ont trait à la seconde partie des C071- fessions: i) «Solitude chérie . . .• p. 354, 355. 2) »Les Fran- çais ne me baissent pas ...->: p. 357. 3) tll se peut qu’ils aient , . .« p, 357. 4) tLa honte accompagne l’innocence . . . .« P- 3^4- s) "Tonte la puissance humaine . . . .« p. 366, 357.

(.39)

Il est enfin encore deux articles qui rentrent dans les ébauches des Confessions. BoucY les a pris i>our des ifragments des Rêveriesî et ils commencent dans sa publication l’un par ces paroles: >S’il y a désormais quelque change . . ,<: et l’autre: ïQuand mon innocence enfin reconnue . , .« (140)

Personne ne méconnaîtra le grand intérêt et l’importance que tous ces premiers jets ont pour la connaissance intime de l’auteur des Confessions. Ils nous le font voir, pour ainsi dire, en négligé; ils nous rendent témoins de son travail le plus intime, et nous permettent d’observer son génie dans toute sa spontanéité, dans toute l’inconscience de la production première. En comparant ces brouillons avec les rédactions postérieures et définitives, nous poursuivons les réflexions et les intentions de l’auteur, nous découvrons ses principes de l’art d’écrire et du développement des pensées. Mais parfois les différences entre les manuscrits résultent de changements importants arrivés depuis dans la vie de l’auteur, et dans ces cas chaque manuscrit prend en lui-même la portée d’un document historique.

(137) Fritz Berthond, y.-y.- /Cousteau au Val de Travers 1762—1775. p. 363- {y<V"’ Confissions IX. p. 37 (Hvre XII}.

(138) Streckeisen-Moultou, Oeuvies il corr. inidites. p. 335 etc. Voyez; Confessions VIII. 259 etc. et 272 etc. (livre VIII) ; Corresfondanee littéraire elt. parGrimm, Diderot etc. Paris 1879. VII. 47».

(139) Streckeisen-Moultou, Oeuvres et corr.

(140) J.-J. Rousseau, Fragments inédits etc. par Alfred de lîougy. Paris 1853. p. 50 et p, 53. 54, — Entre les mains de Lnkanal se trouva l’an III de la République une grande quantité de manuscrits de Kousseau, entre autres deux cahiers qni renfermaient des additions aux Confessions. Esislent-ils ercoref (Voyez: Morin, Essai sur la vie et le caraelire de J.-J. Rousseau P- 595.)