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Page:Rousseau - Du contrat social 1762a.djvu/130

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l’ordre établi est mauvais, pourquoi prendroit-on pour fondamentales des loix qui l’empêchent d’être bon ? D’ailleurs, en tout état de cause, un peuple est toujours le maitre de changer ses loix, mêmes les meilleures ; car s’il lui plait de se faire mal à lui-même, qui est-ce qui a droit de l’en empêcher ?

La seconde rélation est celle des membres entre-eux, ou avec le corps entier, & ce rapport doit être au premier égard aussi petit & au second aussi grand qu’il est possible : en sorte que chaque Citoyen soit dans une parfaite indépendance de tous les autres, & dans une excessive dépendance de la Cité ; ce qui se fait toujours par les mêmes moyens ; car il n’y a que la force de l’Etat qui fasse la liberté de ses membres. C’est de ce deuxieme rapport que naissent les loix civiles.

On peut considérer une troisieme sorte