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Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t7.djvu/598

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attireroient l’humidité de l’air, & ſe gripperoient encore.

Voici maintenant l’uſage de tout ce travail pour parvenir à la connoiſſance particuliere des plantes, & à nous bien entendre lorſque nous en parlons.

Il faut cueillir deux échantillons de chaque plante ; l’un plus grand pour le garder, l’autre plus petit pour me l’envoyer. Vous les numéroterez avec ſoin, de façon que le grand & le petit échantillons de chaque eſpece aient toujours le même numéro. Quand vous aurez une douzaine ou deux d’eſpeces ainſi deſſéchées, vous me les enverrez dans un petit cahier par quelque occaſion. Je vous enverrai le nom & la deſcription des mêmes plantes ; par le moyen des numéros, vous les reconnoîtrez dans votre Herbier, & de-là ſur la terre, ou je ſuppoſe que vous aurez commencé de les bien examiner. Voilà un moyen ſûr de faire des progrès auſſi ſûrs & auſſi rapides qu’il eſt poſſible loin de votre guide.

N. B. J’ai oublié de vous dire que le mêmes papiers peuvent ſervir pluſieurs fois, pourvu qu’on ait ſoin de les bien aérer & deſſécher auparavant. Je dois ajouter auſſi que l’Herbier doit être tenu dans le lieu le plus ſec de la maiſon, & plutôt au premier qu’au rez-de-chauſſée.