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Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t7.djvu/421

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Faloit-il vaincre à la course ?
Faloit-il jusques sous l’ourse
Des Brétons presque ignorés
Du Cauce aux cheveux dorés
Mettre l’orgueil à la chaîne,
Et sous la hache Romaine
Faire trembler l’Océan ;
Faloit-il en moins d’un an
Dompter le Parthe rebelle ;
Faloit-il d’un bras fidele
Bander l’arc, lancer des traits
Sur des ennemis défaits,
Et d’une audace guerriere
Blesser le Mede au derriere ?
Notre homme étoit prêt à tout ;
De tout il venoit à bout.
Pleurons ce nouvel oracle,
Ce grand prononceur d’arrêts ;
Ce Minos que par miracle
Le Ciel forma tout exprès.
Ce Phénix des beaux génies
N’épuisoit point les parties
En plaidoyers superflus ;
Pour juger sans se méprendre
Il lui suffisoit d’entendre
Une des deux, tout au plus.
Quel autre toute l’année
Voudra siéger désormais i