Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t13.djvu/453

Cette page n’a pas encore été corrigée


principes auront lieu de s’en louer, & vous en particulier, Madame, si vous voulez bien encore prendre la peine de les pratiquer quelquefois. Faites-moi l’honneur de me répondre par le premier ordinaire, & au cas que vous voyez qu’il n’y ait pas de débouché pour moi à Chambéry, vous aurez, s’il vous plaît, la bonté de me le marquer : & comme il me reste encore deux partis à choisir, je prendrai la liberté de consulter le secours de vos sages avis, sur l’option d’aller à Paris en droiture avec l’abbé Blanchard, ou à Soleurre auprès de M. l’ambassadeur. Cependant comme ce sont là de ces coups de partie qu’il n’est pas bon de précipiter, je serai bien aise de ne rien presser encore.

Tout bien examiné, je ne me repens point d’avoir fait ce petit voyage, qui pourra dans la suite m’être d’une grande utilité. J’attends, Madame, avec soumission l’honneur de vos ordres, & suis avec une respectueuse considération,

MADAME,

ROUSSEAU.