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Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t1.djvu/557

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lesquels je ne me sentois pas les lumieres suffisantes pour en bien juger. Je laisse ce soin à des hommes plus éclairés & plus sages que moi, & je mets fin à ce long fatras en faisant à M. le Comte Wielhorski mes excuses de l’en avoir occupé si long-tems. Quoique je pense autrement que les autres hommes, je ne me flatte pas d’être plus sage qu’eux, ni qu’il trouve dans mes rêveries rien qui puisse être réellement utile à sa patrie ; mais mes vœux pour sa prospérité sont trop vrais trop purs trop désintéressés pour que l’orgueil d’y contribuer puisse ajouter à mon zele. Puisse-t-elle triompher de ses ennemis, devenir demeurer paisible heureuse & libre, donner un grand exemple à l’univers, &, profitant des travaux patriotiques de M. le Comte Wielhorski, trouver & former dans son sein beaucoup de citoyens qui lui ressemblent.