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Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t1.djvu/45

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commandoient à Sparte, & c’est ainsi que vous méritez de commander à Geneve. Quel homme barbare pourroit résister à la voix de l’honneur & de la raison dans la bouche d’une tendre épouse ; & qui ne mépriseroit un vain luxe, en voyant votre simple & modeste parure qui, par l’éclat qu’elle tient de vous, semble être la plus favorable à la beauté ? C’est à vous, de maintenir toujours, par votre aimable & innocent empire, & par votre esprit insinuant, l’amour des loix dans l’Etat & la concorde parmi les Citoyens ; de réunir, par d’heureux mariages, les familles divisées ; & sur-tout de corriger, par la persuasive douceur de vos leçons, & par les grâces modestes de votre entretien, les travers que nos jeunes gens vont prendre en d’autres pays, d’où, au lieu de tant de choses utiles dont ils pourroient profiter, ils ne rapportent, avec un ton puéril & des