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documenté sur les Prêtres Chaldéens.

— Oh ! exclama Marie, comme ce doit être beau, pour une femme, des vers écrits sur elle |

— Voulez-vous que j’en écrive sur vous ?

— Sur moi, balbutia-t-elle, stupéfaite… Sur moi ?… Mais c’est impossible !

Il répondit imprudemment :

— Je vous ferai un acrostiche.

Elle lui jeta un regard inquiet et ravi. L’heure était plane et monotone, une légende poussiéreuse s’inscrivait sur le pavé, et l’on avait l’impression que les hommes, les bêtes, l’obscure conscience des villes, passaient par une crise de lassitude et de découragement. Marie songeait à l’acrostiche et son âme était brillante. Quoiqu’elle eût, au hasard des jours, chanté et lu beaucoup de vers, elle n’avait pas rencontré l’Acros-