Page:Rosny aîné - Le Cœur tendre et cruel, 1924.djvu/168

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


« Mais alors, je n’aurais pas été seul avec Rose. »

Ou encore :

« C’eût été préférable ! »

Malgré son affliction, cette dernière idée était odieuse. Tout en lui voulait, convulsivement, que cela eût été, même si cela ne devait plus être.

Il crut que le temps ne passerait jamais. Il répondait à Émile, respectueux, et qui attribuait son incohérence à la tristesse du départ. Le temps passa. Dans le brouillard et le bourdonnement du cerveau, Georges entendit son ami qui disait, câlin :

— Quatre heures et demie… Tu goûteras avec nous, dis ?

Ces mots le sortirent des limbes. Une lueur perça le noir. Elle serait là !

— Oui, balbutia-t-il… oui, oui !