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Pour refaire le coup d’État du lycée, il fallait braver le bavardage de la femme de chambre ou des compagnes de Rose. Une seule parole pouvait tout compromettre. Georges se résigna à attendre le jeudi prochain. Au surplus, les éléments de souffrance avaient considérablement décru. Parce que la scène du premier jour s’était en partie renouvelée, Georges connaissait la sécurité, au moins relative, qui relève de la répétition.

Les affres de l’inquiétude et de la jalousie vessaient d’être continues. Elles ne reparaissaient plus que par giboulées ! Il y avait des heures où le demeurant de l’existence redevenait vivace. Alors, il connaissait la tristesse de quitter le nid que son père et Thérèse lui avaient fait si charmant, il recommençait à craindre une fin soudaine.