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Le 12 septembre 1753, Hopson communiqua à son conseil la requête suivante, datée des Mines, le 4 du même mois :


« Monsieur,

« Les habitants de Grand-Pré, Rivière-aux-Canards, Piziquid, etc., prennent la liberté de présenter leurs très-humble requête à Votre Excellence, pour la prier d’écarter la difficulté en face de laquelle se trouvent les missionnaires qui nous arrivent, en exemptant ces derniers de prêter le serment d’allégeance que l’on requiert de leur part.

« Nous espérons. Monsieur, que Votre Excellence aura la bonté d’accorder cette faveur, d’autant plus que, lorsque nous avons prêté le serment d’allégeance à sa Majesté Britannique, ce fut à la condition que l’on nous permettrait le libre exercice de notre religion, et un nombre suffisant de prêtres pour faire les fonctions du culte.

« Or, il appert que cette dernière condition n’aurait pas son accomplissement, si le gouvernement forçait nos missionnaires à prêter le serment ; car ceux-ci ne consentiraient certainement pas à demeurer parmi nous moyennant une formalité qu’ils jugent inacceptable. En outre. Monsieur, quand nous nous soumîmes aux termes en vertu desquels la pratique de notre religion nous était garantie, il ne fut aucunement spécifié que nos missionnaires auraient à prêter ce serment. Ceci est prouvé par les deux missionnaires qui étaient présents à notre prestation du serment, et à qui fut aussi confié le soin de nos affaires, sans qu’il parût nécessaire d’exiger d’eux ce que l’on en requiert maintenant.


    thèses Longfellow. Or, après de consciencieuses recherches dans les Œuvres complètes du poète américain, nous n’y avons rien trouvé de semblable.