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constances extérieures un maximum. Nous retombons dans cette forme inférieure de la volonté étudiée plus haut qui consiste en un « laisser faire ».

Il ne faut jamais oublier non plus que vouloir c’est agir, que la volition est un passage à l’acte. Réduire, comme on l’a fait quelquefois, la volonté à la simple résolution, c’est-à-dire à l’affirmation théorique qu’une chose sera faite, c’est s’en tenir à une abstraction. Le choix n’est qu’un moment dans le processus volontaire. S’il ne se traduit pas en acte, immédiatement ou en temps utile, il n’y a plus rien qui le distingue d’une opération logique de l’esprit. Il ressemble à ces lois écrites qu’on n’applique pas.

Ces remarques faites, entrons dans la pathologie. Nous diviserons les maladies de la volonté en deux grandes classes, suivant qu’elle est affaiblie ou abolie.

Les affaiblissements de la volonté constituent la partie la plus importante de sa pathologie ; ils montrent le mécanisme faussé. Nous les diviserons en deux groupes :

1o Les affaiblissements par défaut d’impulsion ;

2o Les affaiblissements par excès d’impulsion ;

3o En raison de leur importance, nous examinerons à part les affaiblissements de l’attention volontaire.