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Page:Revue pour les français, T1, 1906.djvu/406

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REVUE POUR LES FRANÇAIS

l’atténuer en annexant aux Chambres de commerce de nos grandes villes des musées commerciaux pratiquement agencés pour fournir les renseignements utiles à la vente ou l’achat d’un produit quelconque à un pays quelconque.

Nous en trouvons l’exemple au Musée commercial de Bruxelles. Fondé en 1884 pour renseigner les manufacturiers et les négociants sur la marche des affaires en pays étranger et leur faciliter les transactions commerciales avec les producteurs et les consommateurs de toutes régions, il joue dans le domaine commerçant le rôle des collections minéralogiques, géologiques, anatomiques dans le domaine des sciences naturelles ; il leur facilite le moyen d’étudier pratiquement les affaires et les armes pour la concurrence en leur mettant sous les yeux tel objet préféré dans telle ou telle partie du globe et en leur enseignant les meilleures façons de l’écouler.

Installé dans un vaste bâtiment à trois étages, le Musée commercial comprend trois principaux services : 1° les collections, composées d’échantillons de produits d’exportation, d’échantillons de produits d’importation, et d’échantillons d’emballages et d’apprêts, classés dans un ordre excellent ; 2° la bibliothèque, contenant les traités techniques, dictionnaires, journaux, périodiques, listes d’adresses, catalogues de toute sorte ; 3° les bureaux de renseignements, au nombre de trois, chargés respectivement des informations relatives au commerce intérieur, au commerce extérieur et aux douanes et transports. L’ensemble est ouvert au public à titre absolument gratuit et les plus grandes facilites sont accordées aux négociants pour toute espèce de recherches. Nous sommes convaincu qu’ils y trouvent des inspirations excellentes pour le développement de leurs affaires.

Le réveil de la Perse.

Le Chah de Perse vient de décider la convocation d’une Assemblée parlementaire. Cette nouvelle nous a paru très singulière. Nous connaissions les sentiments très libéraux, très modernes de Mouzaffer ed Dine et nous applaudissions aux efforts par lui dépensés pour régénérer son pays mais nous sommes étonné, de sa part, d’une résolution tellement exagérée et, disons-le, aussi peu sage. À vrai dire, nous demeurons très sceptiques sur les bons