Ouvrir le menu principal

Page:Revue philosophique de la France et de l’étranger, tome I, 1876.djvu/638

Cette page n’a pas encore été corrigée


630 REVUE PHILOSOPHIQUE

des sens et système nerveux; conditions physiologiques des phéno- mènes mentaux; les ouvrages de Mill, Spencer, Bain, Grote, etc.

Notice sur James Hintorij chirurgien connu par divers travaux philo- sophiques.

Le reste de la Revue est consacré à des analyses critiques, des ren- seignements, des faits et observations, des comptes-rendus, parmi les- quels nous signalerons une très-substantielle étude sur les Nouvellefi lettres de Frauenstaedt, par J. A. Stewart, et un travail sur les Inno- vations logiques de Brentano, par J. Land. •

��JOURNAL OF SPECULATIVE PHILOSOPHY,

N" I, Janvier 1876. Saint-Louis (Missouri).

L*esprit tout entier de l'article consacré par M. G. Morris à la Philo- sophie de Vart se résume dans cette phrase de Schelling qui lui sert d'épigraphe : « La Philosophie de Tart est le but nécessaire du philosophe qui voit en elle, comme dans un miroir magique et symbolique, l'essence intime de sa science. » L'auteur développe avec beaucoup d'habileté et d'élégance la thèse de l'art, parfaitement hbre, étant sa fin à lui-même et révélant, sous la forme du symbole, la nature intérieure et réelle des choses. Cette théorie idéahste sert de préambule à un jugement sur la « Philosophie de l'art > de M. Talne. Il est assez curieux de voir cet ouvrage bien connu de nos lecteurs, jugé par un disciple de Schelling. C'est une œuvre plutôt Incomplète que fausse, dit l'auteur, et à ce titre, elle ressemble à la philosophie d'Herbert Spencer. « II y a, en effet, deux manières de voir les choses : du dehors et du dedans. Par l'une de ces méthodes, nous ne faisons que percevoir des Impressions et les coor- donner suivant leurs rapports de simultanéité ou de succession. Par l'autre, nous cherchons à entrer dans la nature des choses, à com- prendre ce qui les cause et constitue leur véritable être. » — < C'est pourquoi je considère l'œuvre de M. Talne, comme d'une valeur légère en tant que philosophie de Tart, comme d'une grande valeur et d'un grand intérêt en tant qu'histoire de l'art. y>

Les mêmes tendances idéalistes se retrouvent sous une autre forme dans Tarticle de M. Watson sur V Empirisme et la Logique commune. L'auteur reproche à Femplrisme de faire entrer nécessairement dans la connaissance un caractère de relativité qui dérobe la vraie nature des choses. Au syllogisme 11 reproche d'être, par son origine même, un nominallsme; c'est-à-dire de s'occuper des mots, non des réalités con- crètes. Quant à Tlnductlon, « cette seconde forme de l'empirisme), elle repose sur les « uniformités aux lois de la nature. » Mais, si les unifor- mités dérivent, comme le veut MlU, d'association entre des états de conscience. Il est Impossible de fonder une Induction valable sur un seul exemple.

�� �