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sions essentielles de ces deux physiologistes ; il s’attache aussi à juger brièvement leur doctrine dans ses rapports avec la philosophie de l’Inconscient. Les autres additions de l’édition nouvelle se composent d’une série de notes développées, relatives à différents sujets, mais où s’accuse toujours la préoccupation, dominante chez l’auteur, de se tenir au courant des derniers résultats de la science contemporaine. Ce n’est pas en effet, la moindre originalité de M. Hartmann, que l’abondance et la sûreté de ses informations scientifiques. Les compléments introduits dans la 7e édition montrent avec quel scrupule l’auteur tient à justifier l’engagement qu’il a pris dans cette épigraphe de son livre : « Résultats spéculatifs obtenus par la méthode des sciences inductives. »

Nous espérons que le public français ne tardera pas à pouvoir juger l’œuvre considérable de M. de Hartmann. La traduction de M. Nolen, que nous avons annoncée déjà, sera entièrement conforme à la nouvelle édition.




M. Renan a l’intention de publier — probablement dans quelques mois — un nouvel ouvrage qui aura pour titre : Dialogues philosophiques. Ce livre doit contenir le résultat de ses méditations sur le problème éternel de toute métaphysique. H comprendra trois parties. La première — naturellement très-courte, — résumera le peu que l’homme a le droit de tenir pour certain, en pareille matière. La seconde sera consacrée aux probabilités, aux inductions, aux vérités entrevues. La troisième nous fait entrer dans ce que l’auteur appelle « la région des rêves ; » c’est-à-dire des aspirations et des espérances. On ne s’étonnera pas d’apprendre qu’elle est la plus longue.

Le titre même de l’ouvrage indique la forme que M. Renan a choisie pour exposer et discuter ces questions.




Le 19 décembre dernier, l’Accademia dei Lincei a tenu une séance solennelle, à Rome, au Capitole. Il s’agissait de la fondation d’une nouvelle classe des sciences morales, philologiques et historiques, ajoutée à l’autre classe des sciences mathématiques, physiques et naturelles.

M. T. Mamiani a été élu président de la nouvelle classe et a prononcé le discours d’inauguration.




M. Nolen, ancien élève de l’École normale, agrégé de philosophie, soutiendra, le mois prochain, en Sorbonne, deux thèses de philosophie, pour obtenir le grade de docteur ès-lettres.

Thèse latine : Quid Leibnizius Aristoteii debuerit.

Thèse française : La critique de Kant et la métaphysique de Leibniz : histoire et théorie de leurs rapports.