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Page:Revue philosophique de la France et de l’étranger, IV.djvu/559

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périodiques. — Zeitschrift fur philosophie 549

Vieweg, 1876). On y trouve résumées par le savant professeur d'anatomie et de physiologie de Gôttingue les découvertes les plus récentes, les conquêtes les plus importantes de l'anthropologie. L'ouvrage est une mine précieuse d'informations, pour les problèmes qui intéressent la psychologie. Voici les titres des six essais : 1° la grâce ; 2° la foi et le matérialisme ; 3° histoire naturelle du soupir ; 4° physiologie des émo- tions ; 5° goût et conscience; 6° des tempéraments. Nous recomman- dons surtout les chapitres sur la grâce, et sur les tempéraments. Le 2 e essai sur la foi et le matérialisme contient la profession de foi philo- sophique de l'auteur : Henle se montre spiritualiste très-décidé.

— Huxley : Traduction des Sermons et Essays par Schulze. Ulrici, en annonçant la traduction du livre si connu du naturaliste

anglais, se plaît à en faire ressortir les conclusions anti-matérialistes.

3 e livraison.

ARTICLES ORIGINAUX :

Ulrici : Comment arrivons-nous à Vidée de la distinction des choses? (A l'occasion de l'écrit de Schneider : Le discernement, l'ana- lyse; origine et développement de cette faculté chez les animaux et chez l'homme. Zurich, 1877).

Ulrici, malgré quelques critiques, loue le livre de Schneider. Il y trouve la justification par la physiologie et la psychologie de son prin- cipe favori, que la faculté de distinguer (la discrimination des philoso- phes anglais) est la faculté primitive, fondamentale de l'âme ; que l'en- tendement ne fait qu'un avec elle ; et que cette faculté constitue l'es- sence de l'âme, en la rendant capable de conscience.

— J. H. Fichte : Le témoignage d'un grand naturaliste allemand en faveur de la conception téléologique de l'univers.

Le naturaliste célèbre, qui mourut à Dorpat le 10 novembre 1876, Ernest de Baer, se signala, pendant toute sa carrière, par son hostilité déclarée contre le monisme antitéléologique de certains savants con- temporains. L'étude scrupuleuse des détails de la nature ne lui fit point perdre de vue l'ensemble des choses. La valeur scientifique du méca- nisme ne l'aveugla jamais sur son insuffisance, et ne réussit pas à le rendre hostile ou indifférent à la recherche des causes finales. Gela n'empêche pas Haeckel de dire du livre capital de Baer, c Histoire du développement des animaux », que c'est un modèle d'observation et de sagacité philosophique. — Fichle emprunte les éléments de l'étude qu'il consacre à ce savant spiritualiste à l'article de X'Allge- meine Zeitung de décembre 1876; aux discours prononcés, à l'occa- sion des funérailles de Baer, par son ami intime, le comte Keyserling, et par Engelhardt, son collègue à Dorpat. Fichte se préoccupe de mettre en lumière l'accord de ses propres idées philosophiques avec celles d'un des plus illustres maîtres de la science. Il n'obéit pas en cela à de mesquines préoccupations d'amour-propre, mais à l'intérêt

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