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Page:Revue philosophique de la France et de l’étranger, IV.djvu/558

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548 REVUE PHILOSOPHIQUE

moyen-âge (Prague, 1876) ; 5° Budinszky : L'université de Paris et les étrangers qui Vont fréquentée (Berlin, 1876) ; 6° M. Eisler : Lectures sur les philosophes juifs du moyen-âge (Vienne, 1876) ; 7° M. Joël : Contributions à l'histoire de la philosophie, 2 vol. (Breslau, 1876).

— E. Laas. Kant's Analogieen der Erfahrung. Berlin, 1876.

Nous avons parlé précédemment de l'analyse qu'a faite Vaihinger du livre de Laas, dans la 10 e livraison du tome XII des Monatshefte. Nous serons donc brefs sur l'article que lui consacre aujourd'hui le profes- seur Otto Liebmann. Les travaux sur Kant vont se multipliant indé- finiment : études historiques, critiques, polémiques, apologétiques. Le livre de Laas fait partie des interprétations critiques. Il ramène toute la doctrine kantienne aux analogies de l'expérience, et s'appli- que à démontrer que la déduction en est très-défectueuse. Le temps décidera si Laas a raison contre Kant. En tout cas, son livre est des plus instructifs.

— Franz von Baader. Sa place dans l'histoire de la philosophie allemande, par F. Hoffmann, à propos de l'Histoire de la philosophie de Knauer.

Le professeur Hoffmann, dont les divers écrits sont presque tous à la gloire de Baader, après avoir rendu hommage à la clarté, à l'inspi- ration généreuse du livre de Knauer, auquel il préférerait pourtant l'histoire de la philosophie de Weber, critique dans cet article, la ten- dance de Knauer à subordonner et presque à sacrifier Schleiermacher, Baader et Krause à Schelling. Il s'attache à montrer que Baader se- rait, à plus juste titre, appelé le maître que le disciple de Schelling ; qu'il a contribué à pousser ce dernier à sa seconde philosophie, où le panthéisme essaie, sans y pleinement réussir, de se transformer en un théisme supérieur ; et qu'enfin les idées de la personnalité divine, de la liberté humaine et de l'immortalité ont toujours été les fermes ensei- gnements de Baader, et par là séparent nettement sa doctrine de la première philosophie de Schelling, et même de la seconde.

— A. Naville. Saint Augustin, étude sur le développement de sa pensée jusqu'à l'époque de son ordination. Genève, 1872. Naville dis- tingue deux périodes dans la vie de Saint Augustin : avant et après sa prêtrise. Dans la première, domine le philosophe, sans doute, vers la fin, le philosophe chrétien; dans la seconde, l'homme d'église l'em- porte. L'étude que Naville consacre à la première est instructive, faite d'après les sources, malgré quelques lacunes d'information.

— J. Schmidt : Leibniz et Baumgarten. Contribution à l'histoire de l'esthétique allemande (Halle, 1875).

Ce travail fut d'abord couronné par la faculté philosophique de Halle, comme « disputatio summa laude digna >. L'auteur débute par une ferme et lumineuse analyse des deux principaux traités d'esthétique de Baumgarten. Il s'applique ensuite, et avec succès, à montrer que les éléments principaux en sont empruntés à Leibniz.

— J. Henle : Essais d'anthropologie (1 er fascicule. Brunswick,

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