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Page:Revue philosophique de la France et de l’étranger, IV.djvu/462

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plètent cette série de pièces accessoires. L’ouvrage se termine heureusement par un double index, l’un des passages cités des divers auteurs, l’autre des termes du vocabulaire d’Heraclite.

— Édition nouvelle, et traduction du texte de l’ouvrage attribué à Philon : sur Y I ndestructibilitè du monde. (Berlin, 1876, publié dans les mémoires de l’Académie des sciences, par Jacob Bernays).

L’illustre philologue nous donne une édition heureusement corrigée et une excellente traduction d’un traité faussement attribué à Philon, et qu’on a trop négligé à cause de certaines imperfections du texte, bien qu’il contienne de précieuses informations sur la cosmologie des anciens, et d’importants fragments concernant les philosophes de l’antiquité. On attend impatiemment l’analyse et l’appréciation que Bernays promet de cet ouvrage.

— Les fondements de la psychophysique, par Paul Lange. (Iéna. Dufft, 1876).

Etude instructive sur l’état présent de la psychophysique, qui a excité tant d’attention à ses débuts, dont Hering et d’autres ont modifié déjà les formules, contesté les applications prématurées, et qui est encore susceptible de bien des transformations.

— Écrits philosophiques de Franz Hoffmann (4 e volume. Erlangen, 1877).

Le savant professeur de Wurzbourg continue la publication de ses écrits, qu’il a commencée en 1868. Ce 4 e volume est consacré, comme les précédents, à l’exposition, à la justification des idées de Baader, et se fait également admirer par la sûreté et l’étendue de l’érudition.

— Un dernier article analyse la traduction fidèle et élégante, que le docteur Otto Hotzen vient de donner du livre de M. Ribotsur l’hérédité.

VII e et VIII e livraison.

Un article original de Lasson sur le Concept du beau ouvre cette livraison. Nous retrouvons dans cette intéressante étude les idées de Leibniz et de Kant, transformées par l’idéalisme objectif de Hegel.

— Lange : Études logiques. Essai de renouvellement de la logique formelle et de la théorie de la connaissance. (Iserlohn. Baedeker, 1877).

Knauer, qui rend compte de cet ouvrage, nie que Lange ait réussi à établir la logique sur des bases plus solides que les anciennes. Il lui reproche d’introduire dans la logique le calcul des probabilités, qui appartient aux mathématiques ; de ne pas distinguer entre l’opposition des propositions contraires et celle des contradictoires; de ne pas voir dans le principe de l’exclusio tertii une forme du principe de contradiction; surtout de vouloir fonder la logique sur la géométrie, sur l’intuition de l’espace; et d’aller même, à l’encontre de Kant, jusqu’à dériver le temps de l’espace. Knauer reconnaît pourtant que Lange a démontré heureusement la valeur scientifique de la 2e et de la 3e figures du syllogisme ; qu’il a réfuté avec raison ceux qui veulent que le moyen