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Page:Revue des Deux Mondes - 1918 - tome 47.djvu/293

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ce côté que l’armée Bülow est menacée sur ses communications.

L’attaque étant reprise au petit jour sous la protection de l’artillerie, la 51e division de réserve a progressé dans le brouillard, sans trouver de résistance : à gauche de Laigny, elle gagne la croupe 190 ; les premiers éléments d’infanterie, appuyés par toute l’artillerie divisionnaire installée sur la croupe entre Fontaine-lès-Vervins et Saint-Pierre, engagent une lutte violente contre deux régiments de la Garde qui se font hacher dans les rues de Voulpaix.

La 4e division de cavalerie attaque sur Haution par le Sud-Est ; elle a laissé ses cyclistes et sa brigade légère sur l’Oise vers Autreppes-Etréaupont.

A dix heures, le succès s’affirme sur toute la ligne. L’ennemi repasse l’Oise sous le feu des batteries de 75 qui se portent en avant et lui infligent des pertes terribles. Les cyclistes et la cavalerie ont atteint la rivière sur les talons de l’ennemi… Mais, à ce moment (dix heures), l’ordre arrive d’arrêter le combat et de prendre les dispositions pour couvrir le flanc droit de l’armée pendant la retraite.

Au 1er corps et au 10e corps qui, ainsi que nous l’avons montré, opéraient ensemble au débouché des plateaux du Marlois, droit sur Guise et la boucle de Guise, la situation apparaît également favorable. L’ennemi n’a plus laissé, sur la rive gauche de la rivière, que des cavaliers pied à terre et très peu d’infanterie. Il ne tire plus qu’avec ses obusiers. Pendant la nuit, une fausse manœuvre, qui s’était produite sur Clanlieu, avait été vite réparée et, dès les premières heures du jour, le 1er corps et le 10e corps à sa droite reprennent l’offensive. Le déploiement se fait sur Le Sourd, Lemé, en avant de Sains-Richaumont, et l’on prépare l’attaque des ponts de Flavigny et Guise, lorsque l’ordre de rompre le combat est reçu par les corps, à huit heures trente.

Le général Franchet d’Esperey contient l’ennemi sans peine. C’est les larmes aux Veux qu’il abandonne les plateaux du Marlois, ou plutôt, il ne peut s’y arracher ; car il maintient son quartier général à Crécy-sur-Serre. Le général Deligny (1re division) ne voit aucun inconvénient à rester plus près encore de l’ennemi, et, pour la nuit du 30 au 31, il établit son quartier général, en pleine terrasse du Marlois, à