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Page:Revue des Deux Mondes - 1917 - tome 42.djvu/220

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maori ; et, de nouveau, le New-Zeland mit l’adversaire a mal sans souffrir lui-même beaucoup. C’est pourquoi, sur les bords du lac Taupo et dans les montagnes abruptes de la Nouvelle-Zélande, les femmes maori racontent à leurs enfans la légende de ces fétiches qui sauvèrent la vie de tant de blancs intrépides !


* * *

La venue des Néo-Zélandais sur les champs de bataille européens, — comme celle des Canadiens, Australiens et Sud-Africains, — est une des meilleures preuves de la justice de notre cause. Les services rendus par la Nouvelle-Zélande, depuis la guerre, expliquent la place éminente que M. Massey, président du conseil néo-zélandais, a tenue dans la conférence impériale de Londres. Liées à la métropole par des engagemens formels, les deux îles du Pacifique eussent pu limiter leur effort à l’envoi du corps expéditionnaire promis. Mais, au lieu de 8 000 hommes qu’il comportait, elles nous en ont envoyé déjà 80 000. C’est que la Nouvelle-Zélande a compris le véritable sens de la guerre actuelle. Encore faut-il dire qu’il s’agit du pays peut-être le plus avancé dans les idées politiques, car le parti socialiste en est l’arbitre et, depuis 1893, le suffrage universel y a été accordé aux femmes.

Mais parce que de l’écrasement de l’Allemagne dépend l’avenir du monde, les Néo-Zélandais ont versé sans compter leur or et leur sang.


CHARLES STIENON.