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Page:Revue des Deux Mondes - 1915 - tome 28.djvu/304

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que de 664 millions, la moitié de ce qu’il était en 1913, alors que le mouvement général de 1914 représente encore les cinq sixièmes de celui des douze mois précédens. Pendant le premier trimestre de 1915, il y a eu un excédent d’exportations de 19 millions par rapport a la période correspondante de 1914.

La guerre amènera de grandes modifications dans les courans des échanges. Ainsi, en 1913, l’Allemagne occupait la première place pour les importations : elle vendait pour 613 millions de lire à l’Italie ; l’Angleterre venait au second rang avec 592, les États-Unis au troisième avec 522, la France au quatrième avec 283, l’Autriche-Hongrie au cinquième avec 264 millions. L’Allemagne fournissait 1 million de tonnes de charbon à l’Italie, qui en reçoit 9 millions d’Angleterre, c’est-à-dire la presque totalité de ce qu’elle tire du dehors.

La longueur des chemins de fer est de 18 000 kilomètres, dont les trois quarts sont exploités par l’Etat et un quart par des sociétés privées. L’Italie a environ 6 kilomètres de chemin de fer par cent kilomètres carrés de superficie et 50 par 100 000 habitans. Au 30 juin 1914, la longueur du réseau de l’État était de 14 413 kilomètres. C’est depuis le 30 janvier 1905 que le gouvernement a repris l’exploitation directe des lignes, qu’il avait concédée antérieurement aux trois sociétés des chemins de fer méridionaux, méditerranéens et siciliens. La première a continué d’exister, mais ne s’occupe plus que de quelques affaires industrielles dans lesquelles elle a pris des participations. La seconde a fait de même, exploite encore les lignes Varese-Porto Ceresio, et Rome-Viterbe ; elle a en outre été chargée de la construction des lignes calabraises (1 271 kilomètres) et de l’Ombrie centrale (113 kilomètres). En 1913-14, le réseau de l’État a réalisé une recette brute de 575 millions de lire. Le coefficient d’exploitation ayant été de 73,70 pour 100, c’est-à-dire le plus faible depuis dix ans, il en est résulté un produit de 143 millions, sur lequel 28 ont été versés au budget. Le capital employé à la construction et à l’acquisition des lignes et du matériel roulant était de 7 100 millions. Les lignes des compagnies particulières avaient, au 30 juin 1913, une longueur de 4 003 kilomètres : elles avaient réalisé dans l’année une recette de 40 millions, soit en chiffres ronds 10 000 francs par kilomètre, le quart de colle du roseau d’Etat. Ce grand