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Page:Revue des Deux Mondes - 1910 - tome 56.djvu/336

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REVUE DES DEUX MONDES.

Veuilles les leur faire expédier. Elles attendent avec impatience la nouvelle réponse du Pape. Quand croyés vous qu’on pourra l’avoir ?

Vous ne m’avés pas encore remis la copie du projet de contrat de mariage. Je voudrais l’avoir plutôt que plutard car il me paraît pressant de procéder à la signature, d’autant plus qu’il faut nécessairement que les ratifications en soient échangées avant la célébration. — L. P.


Saint-Cloud, lundi 23 juillet 1832.

Mille remerciemens, mon cher Général. N’oubliés pas que je n’ai pas encore vu le projet de contrat de mariage, et qu’il est nécessaire que nous le voyions avant que vous ne le signiés.

Je n’ai pas été aujourd’hui à Paris, afin d’écrire au Roi des Belges et au Roi de Naples, mais j’irai demain, et je convoquerai le Conseil pour trois heures. Je vois avec plaisir les dispositions où on est à Londres. Raison de plus pour terminer l’affaire Belge le plutôt possible.

Je crains toujours que les bêtises belges, et la mauvaise intention de quelques-uns de leurs agens, ne parvienne à brouiller les cartes. Il est bon d’en parler à lord Granville, et de faire tancer Goblet. Je crois aussi qu’il serait bon de faire partir Septime. Il faut qu’il vienne encore me parler avant son départ. Bonjour, cher Général. — L. P.


Mardi, 31 juillet 1832.

Il me reste encore, mon cher Général, quelques-unes de vos dépêches allemandes. Je vous renvoyé tout ce qui peut presser. Je suis peu content du ton de celle de Bruxelles, et je crois qu’il est bon de l’y dire, mais je n’écris rien avant de vous avoir vu. En vérité, je crains qu’ils ne veuillent, malgré les cinq puissances, refuser de traiter, tant qu’Anvers ne sera pas évacué. Il y a au fond de cela les Propagando-Républicains qui les poussent à la guerre avec la Hollande, et qui croyent tout brouiller avec un petit coup de canon sur Anvers. Il faut être sur nos gardes. Je vous prie de faire lire cette dépêche de Bruxelles à vos collègues. Quelle folie et quelle maladresse de s’engager dans cette fausse route !… Il sera bon que vous en écriviés à M. de Maubourg, en tâchant pourtant de ne pas lui gâter son début, ce qui serait facile. Je voudrais que ce fût M. de Tallenay qui continuât à en parler.

Bonjour, mon cher Général. — L. P.